N° 48 / Mai 2019 
Jacqueline Eidelman (chef du dpartement de la politique des publics, Direction gnrale des patrimoines-Ministre de la culture et de la communication [DGP-MCC]) et Anne Jonchery (responsable des tudes, DGP-MCC)
Latente, depuis que la culture de lvaluation a commenc de se diffuser dans le monde des muses au tournant des annes 1980-1990, la question des indicateurs de la satisfaction des visiteurs sest cristallise avec la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) et la rforme statutaire qui a touch lensemble du secteur patrimonial dans la dernire dcennie. La mise en uvre de contrats dobjectifs et de performance pour les oprateurs et les tablissements publics a conduit la formalisation dune problmatique et sa transcription en un rpertoire dindicateurs. Un groupe de travail est mis en place au ministre de la culture et de la communication partir de 2006 et, ds lentre en vigueur de la rvision gnrale des politiques publiques (RGPP) et la cration de la direction gnrale des patrimoines en janvier 2010, le tout nouveau dpartement de la politique des publics organise un sminaire inter muses et monuments nationaux ayant pour vocation de finaliser la dmarche. La premire enqute nationale A lcoute des visiteurs se droule lautomne suivant, simultanment dans une cinquantaine de sites patrimoniaux et touche au total plus de 9 000 visiteurs. En novembre 2012 se droule la seconde tude nationale qui regroupe cette fois 56 tablissements dont 45 muses nationaux et interroge prs de 10 000 visiteurs. Les rsultats montrent linteraction de trois indicateurs synthtiques de la satisfaction : le rapport aux attentes, lapprciation de loffre et la recommandation lentourage. Leur mise en relation avec la sociologie des visiteurs claire l'impact de l'action culturelle et laisse apparatre un public dont une partie se reproduit et lautre se transforme. L'ensemble tmoigne dune relation sous tension des socits contemporaines la culture.

Les prochaines Journes europennes du patrimoine fteront en cette anne 2013 un double anniversaire exceptionnel : la 30e dition de la manifestation et le centenaire de la loi fondatrice sur les monuments historiques du 31 dcembre 1913.
Un sicle de protection de monuments historiques La loi de 1913 a su poser les fondations d'un systme particulirement riche de dispositifs de protection du patrimoine monumental, urbain et paysager en France. Ce cadre juridique et rglementaire a eu une importance dcisive pour la sauvegarde, la conservation et la valorisation d'une grande partie des monuments et sites patrimoniaux qui jalonnent les rgions franaises, en mtropole comme en Outre-mer.



Dans le cadre du schma directeur de restauration de la Basilique Mtropolitaine de Notre Dame des Doms, et linitiative des services de lEtat, la chapelle de la Rsurrection a t entirement restaure. La direction rgionale des affaires culturelles, matre douvrage, larchitecte en chef des monuments historiques, larchitecte des btiments de France, la conservatrice des monuments historiques, en lien avec les instances diocsaines affectataires, ont conduit le travail de restauration gnrale dans une remarquable complmentarit. La comptence des restaurateurs, la dimension de relations humaines dune grande qualit sont souligner. Le rsultat est spectaculaire : un des plus beaux exemples darchitecture baroque de la rgion, a t rendu sa beaut et sa destination primitives.



Cette chapelle, inscrite au titre des monuments historiques le 2 juillet 1951, a connu des usages fort diffrents depuis le XVIIme sicle, qui, au sortir des annes 1990, lavaient laisse quelque peu bouleverse, mutile. La rception de 300 uvres -peintures, dessins, sculptures- de la collection Planque aura permis de ltudier, de la restaurer et de lui redonner un sens monumental. A lissue dun dialogue souvent passionn, parfois tendu entre comprhension et assimilation de ldifice, reconqute contemporaine quilibre et ncessits musales, le vaste et austre volume procure dsormais le plaisir dy apprcier des uvres et chefs duvre du XXme sicle, mais aussi de ly dcouvrir dans sa monumentalit dgage et dans sa clart spatiale.


Ce qui rend exceptionnel le concept de patrimoine mondial est son application universelle. Les sites du patrimoine mondial appartiennent tous les peuples du monde, sans tenir compte du territoire sur lequel ils sont situs. LOrganisation des Nations Unies pour lducation, la science et la culture (UNESCO) encourage lidentification, la protection et la prservation du patrimoine culturel et naturel travers le monde considr comme ayant une valeur exceptionnelle pour lhumanit. Cela fait lobjet dun trait international intitul Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel , adopt par lUNESCO en 1972. Cette convention dfinit le patrimoine culturel (les monuments, les ensembles, les sites oeuvres de l'homme ou oeuvres conjugues de l'homme et de la nature) et le patrimoine naturel (les monuments naturels, les formations gologiques et physiographiques, les sites naturels).

N de la volont des chercheurs du Sud-Est franais de raliser un inventaire des traces discrtes laisses par les cultes gaulois et gallo-romains, lobjectif du projet tait de qualifier les objets dits cultuels en les plaant dans leur contexte rituel dtermin par les fouilles archologiques. www.autour-des-Voconces.com Loutillage antique propre aux rites funraires et conscrationnels et celui qui se destine aux vux puis loffrande, possdent des points de comparaison.
Le jardin et ses crateurs tel est le thme retenu cette anne pour la nouvelle dition de cette manifestation nationale.

Quils soient luvre dun propritaire, jardinier, paysagiste, artiste, cest leur dcouverte que vous invitent 130 jardins de notre rgion.

Certains ouvrent leur porte exceptionnellement, dautres qui vous accueillent plus rgulirement vous proposent des animations, confrences, expositions ou ateliers spcifiquement conus pour ce rendez-vous.
Depuis la diversification patrimoniale aborde laube des annes 80, les parcs et jardins se sont immiscs dans le corpus des monuments historiques (167 jardins protgs en Provence-Alpes-Cte dAzur). Rares sont encore les rgions qui ont mis en place une politique de conservation prventive en matire de jardins et la Conservation rgionale des monuments historiques de PACA sy est engage en promouvant des outils adapts. Le plan de gestion jardin est parmi ceux-l car permettant lapproche sensible et raisonne qui sied pleinement aux espaces vivants que sont les parcs et jardins.
Inspire des plans de gestion forestire, sa finalit est tout entire contenue dans un intitul qui entend doter un territoire donn dun programme qui lui sera entirement ddi et qui sappliquera en quelques mains quil se trouve ; se promouvant selon les circonstances comme outil de transmission dun dtenteur un autre. Ce schma directeur est le plus souvent tabli un moment structurant de la vie du jardin : changement de dtenteur ou bien dusage, constat de dsquilibre, modification quantitative ou bien qualitative.
Bien entendu, ltablissement dun plan de gestion est laffaire de spcialistes en capacit daborder toutes les composantes dun espace donn et de les mettre en perspective. Pourront ainsi sy conjoindre le regard de botanistes, dhistoriens, darchologues, de podologues, de gologues, dhydrauliciens; toutes disciplines qui auront d, dans ce cadre prcis, laborer et se conformer une mthodologie spcifique.

Sest-on dj intress de savoir pourquoi tant de jardins taient attribus Andr Le Ntre ? Rpondre cette interrogation a plusieurs fois t tent, mais rien ne semble tre en mesure de calmer cet engouement ; pas mme en cette anne de quadricentenaire de sa naissance o les mises au point sont l pour rappeler que, disparu en 1700, il ne pouvait avoir produit des jardins durant encore tout le XVIIIe sicle ! Par-del cette incongruit persistante, doit-on aujourdhui sereinement sinterroger sur les raisons dune telle apptence.
Pour la neuvime anne conscutive, dans le cadre de la Nuit europenne des muses, le Ministre de la Culture et de la Communication invite tous les muses ouvrir leurs portes en nocturne ce samedi 18 mai 2013.
L'histoire de l'ancien camp des Milles (objet de la premire partie de ce dossier) dbute au XIXe sicle avec celle de l'usine qui, de 1939 1942, fut utilise par l'Etat franais comme camp d'internement puis de dportation. Si plusieurs ouvrages et tmoignages ont relat ces faits dsormais bien connus, il ne faut pas pour autant oublier la longue priode de silence et d'oubli qui a caractris les dcennies suivant la fermeture du camp. Ainsi, quelques mois aprs l'ouverture du Site-Mmorial du Camp des Milles, il est intressant, d'une part, de voir comment la mmoire qu'il expose n'a pas toujours fait l'objet d'un consensus loin de l ; d'autre part, de mettre en lumire les liens complexes qu'entretient cette mmoire avec la tuilerie devenue tardivement monument historique ; et enfin, d'envisager le devenir du monument au sein du mmorial. Ce dernier volet du dossier donne la parole certains de celles et ceux qui ont t les acteurs d'une singulire entreprise mmorielle et patrimoniale.
Les statistiques de frquentation des sites, monuments et muses sont des indicateurs qui contribuent une meilleure apprhension de limpact conomique (rel ou potentiel) du patrimoine sur les territoires. Les informations disponibles ne couvrent que partiellement le champ tudi dans la mesure o, pour la majeure partie dentre eux, les 2 207 sites et monuments protgs de la rgion Paca ne bnficient daucun dispositif de mesure ou destimation de la frquentation quils suscitent. Pour lessentiel, ces informations proviennent denqutes ponctuelles10 ralises auprs des gestionnaires ou des propritaires des sites, monuments et muses et des statistiques publies chaque anne par les six comits dpartementaux du tourisme de la rgion ProvenceAlpes-Cte dAzur. La mesure de la frquentation motivation patrimoniale reste par consquent subordonne la possibilit den estimer la composante indnombre (celle correspondant aux visites des villes et des villages et des sites en libre accs). Celle-ci ne pourra tre fiablement value que dans la mesure o lon pourra sappuyer sur la mobilisation dun systme rgional dobservation des retombes conomiques et sociales du patrimoine mme de recouper les statistiques de la frquentation des sites, monuments et muses avec les chiffres de la frquentation touristique (nombre de touristes, de sjours ou de nuites touristiques) et les rsultats denqutes ponctuelles permettant destimer la composante non touristique de la frquentation motivation patrimoniale.
Prsent en deux parties, ce dossier de la Lettre des patrimoines PACA revt une importance toute particulire : il croise et met en perspective, dans une approche territoriale rgionale, diffrents travaux conduits par lAgence pour le dveloppement et la valorisation du patrimoine : tat des lieux de retombes conomiques et sociales du patrimoine en PACA, tudes de frquentation et enqute sur le tourisme patrimonial (dernier tat statistique 2006). Cette premire partie rpond un besoin de visibilit accru par la production de cartes permettant de situer en rgion les caractristiques du patrimoine, la rpartition par typologie architecturale des sites et monuments protgs. Dans la prochaine lettre des patrimoines, nous prsenterons la deuxime partie de ce dossier Patrimoine et territoire , consacre une lecture en dynamique des enjeux conomiques, sociaux et culturels associs au patrimoine dans notre rgion : modes de frquentation et impact du tourisme patrimonial sur les territoires, visualisation de son attractivit, mise en vidence de lutilit sociale.
Nous avons tenu prsenter le dossier sur les mtiers et qualifications du patrimoine avec une premire partie, dans ce numro 13, illustrant le travail de structures (cinq, il y en a bien sr bien d'autres) d'intervention directe particulirement actives et originales en France et cres en Paca, avec des missions et donc des filires extrmement diffrentes :
  • le CICRP, groupement d'intrt public culturel aux missions scientifiques et techniques d'tude et prservation du patrimoine, en particulier pour les peintures et sculptures, les peintures murales, la pierre et le patrimoine graphique,
  • l'Ecole d'Avignon, association au service de formations spcialises et connue notamment pour son cursus peintre en dcor du patrimoine ,
  • la CORAC, structure unique en France de coordination et suivi des chantiers de bnvoles,
  • Acta Vista , ddie aux personnes en recherche d'emploi pour une formation qualifiante dans le domaine du patrimoine historique avec un succs reconnu de tous, social et professionnel,
  • lAGCCPF, association gnrale des conservateurs des collections publiques de France, qui prsente la filire de la conservation des muses dans ses actions denrichissement et de valorisation.
Ces instances existent comme rponses possibles et ncessaires la considrable richesse et diversit patrimoniale de la rgion, soutenues par les puissances publiques, touchant un nombre rellement important de publics trs diffrents. Nous en retrouverons d'autres, travers la deuxime partie, plus systmatique, du dossier dans la prochaine dition.
Un jardin, une unit programmatique Fond ds 1854, le jardin zoologique, composante du parc Longchamp est aujourdhui un parc public ponctu de fabriques dsaffectes et fortement dgrades. Le site compte actuellement onze fabriques : - le pavillon de la girafe, - le kiosque musique, - la grande volire, - la volire aux perroquets, - les cages aux ours, - la cabane au toit de chaume, - la petite volire, - le pavillon de llphant, - les cages aux fauves.
Le patrimoine monumental n'est-il qu'un dcor, existe-t'il en lui-mme, est-il peru et comment, sans lui qu'en serait-il ? Patrimoine, culture(s), cration, autant de questionnements habituels sur lesquels ici nous ne nous attarderons pas, pour renvoyer des articles en prparation et leurs bibliographies consquentes. Le patrimoine monumental appelle d'ailleurs sans doute plus de contre-culture(s) que de culture gnralisante qui grosso modo le mprend.
Le muse de la Valle Barcelonnette (Alpes de Haute Provence) vient d'tre destinataire d'une donation exceptionnelle puisqu'il s'agit d'une collection archologique, dont un tiers des pices est directement issu de l'ancienne collection Ollivier. Le docteur Antoine Ollivier, (1823-1905), originaire de la valle de Barcelonnette, qui exera comme mdecin dans la Valle jusqu'en 1869, puis s'installa Digne jusqu' sa mort, tait un collectionneur et homme de terrain. Cet archologue amateur publia en 1882 les cinq fouilles qu'il pratiqua dans la Valle de Barcelonnette.




Au printemps 2012, les archives dpartementales prsentaient ici mme leurs travaux sur les ressources naturelles en montagne et leur gestion par les hommes. Le premier volet, essentiellement consacr leau, est aujourdhui complt par un deuxime ddi la fort dil y a longtemps nos jours . Cette dernire est videmment prcieuse en montagne. Elle sert non seulement fixer le sol pour protger la plaine des glissements de terrain, mais encore fournir la matire premire dune myriade dactivits. On pense naturellement la construction, gourmande en futaies. Mais il existe bien dautres usages tout aussi consommateurs : le chauffage, lindustrie, le charbonnage, lameublement, le pacage forestier, etc. Paralllement, la fort est aussi un milieu naturel servant au dveloppement dautres ressources, commencer par le gibier.
Certains imaginent le patrimoine existant de toute ternit nattendant qu tre inventori et class. Il est aussi traditionnel dopposer le patrimoine culturel et le patrimoine naturel. LUnesco, pour ses inscriptions au patrimoine mondial, a repris cette distinction, mais elle a conscience du caractre alatoire de celle-ci et a cr une catgorie intermdiaire qualifie de mixte . Cest ainsi que le Mont perdu dans les Pyrnes, de part et dautre de la frontire franco-espagnole est class comme mixte, naturel par ses cirques (Gavarnie) et ses canyons, culturel, cause dun paysage culturel exceptionnel qui allie la beaut panoramique une structure socio-conomique qui a ses racines dans le pass et illustre un mode de vie montagnard devenu rare en Europe . Le cirque de Gavarnie est-il si naturel quil est dit ? Sa renomme date du XIXe sicle et des descriptions littraires qui en ont t faites, Flaubert le premier. Les Pyrnens lont si bien compris quils organisent chaque anne un festival littraire avec des reprsentations thtrales. Dailleurs, les rdacteurs de dictionnaires en sont rduits prciser pour le terme patrimoine naturel : relativement pargn par lhomme . Mais, il est une autre raison plus fondamentale de rcuser lexpression de patrimoine naturel : elle touche la notion mme de patrimoine, phnomne historique et construction culturelle de bout en bout, y compris pour ce qui nous semble aujourdhui le plus naturel, comme lest la notion de paysage cre la fin du Moyen-Age, partir du travail des peintres ; comme une forme de prise de pouvoir de lhomme sur lespace qui lentoure.
Les chantiers sont nombreux Marseille, pour prparer lanne 2013 qui clbrera la ville devenue capitale europenne de la culture . Celui du chteau Borly a commenc il y a dj plusieurs annes, en 2008, avec la rfection des toitures et des faades mais a pris un tour nouveau, depuis quelques mois, avec le dbut de la phase II et des travaux de restauration des intrieurs en vue de louverture, prvue en 2013, dun nouveau muse des arts dcoratifs, de la faence et de la mode, sous la matrise douvrage de la ville de Marseille et les matrises duvre de Franois Botton, architecte en chef des monuments historiques, pour les dcors, et de lagence Moatti et Rivire, pour lamnagement musographique. Raliser une tude sur un btiment dont le chantier est en cours tait un dfi mais aussi une relle chance offerte pendant les quelques six mois de stage prvus dans la formation des conservateurs-stagiaires lInstitut National du Patrimoine, une plonge dans la ralit et le quotidien dune Conservation rgionale des monuments historiques. Il a fallu essayer de comprendre un chteau dont la lisibilit tait altre par les travaux en cours et la dpose dune partie de son dcor pour restauration, analyser et mettre en relation des documents varis (plans, archives du muse, photographies anciennes), parfois complexes (sondages stratigraphiques), pour essayer de comprendre larchitecture, les dcors de gypseries et de peinture de la plus belle bastide de Marseille. Cette icne du patrimoine marseillais et provenal, appele chteau ds sa construction la fin du XVIIIe sicle et classe dans son ensemble au titre des monuments historiques en 1936, na, paradoxalement, jamais fait lobjet dune tude densemble approfondie.
La constitution dun rseau professionnel

Lorsquelle sest cre en 1978, la section fdre pour la rgion Provence-Alpes-Cte dAzur de lAssociation  gnrale des conservateurs collections publiques de France (voir Patrimoine(s) en Provence-Alpes-Cte dAzur, La lettre dinformation n 10), a eu pour objectif de fonder une habitude de rencontres et de discussions transversales entre les conservateurs de muses nombreux, aux collections trs diverses, dans un territoire vaste et peu homogne, o psent les mtropoles antinomiques de Marseille et de Nice, les grandes villes fortement charges en patrimoine et tradition musale dAix-en-Provence, Avignon et Arles, au risque de laisser dans loubli ou lisolement les petits et moyens muses, spcialiss ou polyvalents, issus de la musographie des traditions populaires ou ns sur les sites de dcouvertes archologiques ou encore de choix politiques autour de mmoires industrielles. Une nouvelle identit administrative simposait depuis 1972 et la section fdre de Nord-Pas-de-Calais en dmontrait le potentiel travers lorganisation dexpositions mettant superbement en valeur les collections de ses muses lchelle de sa rgion.  Lexemple tait difficile suivre dans le sud de la France o les cits et leurs territoires ont davantage une tradition historique de rivalit que dalliance et dautres pistes de travail en commun ont peu peu merg. On peut cependant citer, linitiative de la rgion PACA et prsente dans lhtel de Rgion en 1998, la manifestation Peintres de la couleur en Provence, 1875-1920 , montre ensuite au Palais du Luxembourg dont le catalogue est rest longtemps un succs des ventes de la Runion des Muses Nationaux.
Lautomatisation des phares et la disparition des gardiens ont conduit les ministres de lEquipement et de la Culture sinterroger sur leur devenir. Cest ainsi qu partir de 2001, a t initi un inventaire national des phares qui a abouti une campagne de protection au titre des monuments historiques, et une dernire commission nationale en juin 2012 avec le classement de trois phares de Provence-Alpes-Cte dAzur.
L'htel Plissier Visan (situ dans l'Enclave des Papes en Vaucluse) est un difice du XVIII sicle, construit intgralement de 1740 1770. Il est incontestablement le plus cohrent et le plus achev des htels particuliers difis dans ce village, tmoignage de la place qu'occupait alors l'administration pontificale. Son propritaire de l'poque, issu d'une famille d'origine languedocienne, tait Joseph Plissier de Saint Ferrol, prsident du tribunal ecclsiastique de Carpentras et auditeur la Sainte Rote. L'intrt de ce btiment rside dans l'harmonie d'ensemble qui s'en dgage, dans l'organisation habile des distributions et pices nobles et domestiques, et dans la finesse de la dcoration intrieure. Vendu dans les annes 1830 par la famille qui le possdait, il est devenu la fin du XIX sicle un pensionnat de jeunes filles tenu par les surs de Saint Charles, galement installes l'Htel Dieu de Visan.
La cathdrale Saint-Sauveur conserve une tenture de choeur de la Vie du Christ et de la Vierge, suite de 26 pices provenant de la cathdrale de Canterbury pour laquelle elle avait t tisse en 1511. Acquise par le chapitre en 1656, soustraite pendant la Rvolution, elle a t rachete par larchevque Champion de Cic qui la lgue la cathdrale. En dpit dun vol commis en 1977, les scnes sont runies en 6 lments. Leur tissage en basse lisse de laine et de soie et une palette caractristique les affilient un atelier bruxellois.
Qui sommes-nous ?
Reconnue dutilit publique depuis 1932, lAGCCPF nationale sappuie sur les sections fdres en Rgion. Elles regroupent les acteurs en charge dassurer la conservation, la protection, la documentation et la promotion du patrimoine culturel et naturel, dans lintrt de la socit et de son dveloppement. Elles veillent lapplication de normes de pratique et soutiennent la performance professionnelle pour les muses et leurs personnels. Centres sur les collections publiques, elles relaient les questions scientifiques, juridiques et techniques. Elles traitent des enjeux patrimoniaux contemporains.
LAgccpf Paca adopte les principes collectifs de la communaut musale, affilie lICOM (Conseil international des muses), elle sattache la mise en pratique de sa charte de dontologie. Elle se rfre la Convention de Faro. Elle applique le Code du Patrimoine, et aide les muses remplir leurs objectifs.
LAgccpf Paca apporte son expertise aux instances territoriales et participe diffrentes commissions comme celle du Fonds Rgional dAcquisition pour les Muses (FRAM).
A quelques semaines de l'inauguration du Site-Mmorial du Camp des Milles, le Comit de rdaction de la Lettre d'information a souhait consacrer un dossier ce lieu patrimonial.
voquer la Tuilerie des Milles passe, en premier lieu, par une exploration de l'ensemble des mmoires qui s'y croisent : mmoire des crimes contre l'humanit de la Seconde Guerre Mondiale, des dports et des interns ; mmoire industrielle, galement, d'un site dont l'histoire a commenc dans les dernires dcennies du XIXe sicle, des ouvriers et de leur patron. Aujourd'hui, l'ouverture du Mmorial va permettre de prsenter dans un monument les traces de ces mmoires diverses. A l'aube de cet aboutissement dans la prservation du souvenir du camp, et pour mieux en mesurer la porte, il importe de rappeler la longue maturation du projet, les silences initiaux, les vicissitudes traverses, les controverses affrontes, et, surtout, les luttes inlassables de quelques-uns, sentinelles du souvenir pour les gnrations futures. Enfin, il est intressant dtudier le passage du statut de monument historique1 celui de mmorial, et loriginalit du site-mmorial du Camp des Milles. Pour cela, il faut en premier lieu replacer ce dernier dans un double contexte : l'ensemble des projets de mme nature en France, et leur multiplication contemporaine. Ensuite, on peut envisager ce quil advient du monument l'intrieur du centre de mmoire. Enfin, on verra comment, au-del de lvocation du pass, ce lieu proposera galement une rflexion prospective, en invitant le visiteur sinterroger sur ses propres schmas de pense face aux engrenages qui peuvent mener aux gnocides. Cette vocation, en raison de la densit des contenus qu'elle explore, s'tendra donc sur deux numros de la Lettre, et convoquera les tmoignages de nombreux acteurs de cette grande entreprise de mmoire, unique en Provence et, plus largement, en France voire dans le monde pour sa dimension rflexive.



La parution du numro 244 de la revue VMF qui consacre un dossier spcial au patrimoine dAix-en-Provence et du Pays aixois nous a conduit interviewer Marie-Ange Rater, dlgue des VMF pour le dpartement des Bouches du Rhne. En parallle, Robert Jourdan, conservateur rgional des monuments historiques, illustre lactualit de deux difices aixois : lhtel de Caumont et la Fondation Vasarely.



Une anne thmatique sur leau, tel est le choix de la programmation culturelle des Archives dpartementales en cette anne 2012 o le Forum mondial de leau, porteur denjeux majeurs pour la plante, sest tenu Marseille.


Confrences, colloque, spectacles musicaux ou thtraux, expositions au centre de Marseille et au centre aixois des Archives dpartementales, composent cette programmation trs aquatique. Lexposition de septembre 2012 janvier 2013 Marseille, ralise en collaboration avec lassociation Essor (association de chercheurs en histoire de lart) a pour objet un thme indit : Les architectures de leau Marseille du XVIIIe sicle nos jours. A travers documents darchives, peintures, gravures, plans, mais aussi sculptures monumentales, seront prsentes au public nombre de fontaines marseillaises y compris de trs rcentes et des disparues, larrive des eaux de la Durance par le canal de Provence magnifie par le palais Longchamp, la mise en place du rseau de distribution deau et dassainissement.
Depuis le XVIIIe sicle, grce aux relations nouvellement entretenues avec les territoires carabes devenus franais et les arrts du Conseil du roi rendus en mars 1768 et septembre 1769 autorisant sous certaines conditions lentre des tafias dans le royaume, les Provenaux avaient pu apprcier les liqueurs et les alcools issus de la distillation de la canne sucre, que leurs navires de retour transportaient dans leurs cales. A Marseille, dans les annes 1780, on comptait pas moins dune vingtaine de fabriques de liqueurs diffuses dans les Echelles du Levant , davantage aux Antilles. Une Marseillaise, installe Saint-Pierre de la Martinique en 1769, conut et fabriqua la bien-nomme Liqueur des les de la Veuve Amphoux , dont la rputation se maintint jusque dans la seconde moiti du XIXe sicle. Les spiritueux de Grandmaison et Fort-Royal taient galement trs estims.
ITMR Refuge dArt Dvelopper un tourisme culturel novateur en Pays Dignois grce aux fonds europens FEDER
I - Refuge dArt, un atout pour le dveloppement touristique du Pays Dignois
Un projet artistique original et unique en Europe
La sculpture ici ce nest pas seulement la pierre, cest la maison, cest tout le parcours Andy Goldsworthy
Refuge dArt est une seule uvre dart parcourir en une dizaine de jours de marche. Conu par lartiste britannique Andy Goldsworthy en partenariat avec le Muse Gassendi et la Rserve Gologique de Haute-Provence, ce parcours unique en Europe traverse sur 150 km les paysages exceptionnels de la rserve gologique et permet de relier pieds trois Sentinelles, des cairns en pierre sche raliss par lartiste aux entres de ce territoire protg. Constatant quil faudrait plusieurs jours pour accomplir ce trajet circulaire, et quun endroit o se reposer serait ncessaire pour ceux qui lentreprendraient , Andy Goldsworthy a souhait ponctuer ce parcours de Refuges, danciens habitats en ruine appartenant au petit patrimoine rural non protg (chapelles, fermes, jas) qui ont t restaurs pour abriter les randonneurs le temps dune halte ou dune nuit. Une sculpture conue spcifiquement dans chacun de ces sites fait dsormais partie intgrante du bti.

5 Villes et 4 Pays dart et dhistoire en Provence-Alpes Cte dAzur


Le ministre de la culture et de la communication assure depuis 1985, en partenariat avec les collectivits locales, la mise en uvre dune politique de valorisation du patrimoine et de sensibilisation larchitecture par lattribution du label Ville ou Pays dart et dhistoire .
Celui-ci est attribu par le ministre aprs avis du conseil national des Villes et Pays dart et dhistoire.
Le label Ville ou Pays dart et dhistoire , dpos lInstitut national de la proprit industrielle (INPI), qualifie des territoires, communes ou regroupement de communes qui, conscients des enjeux que reprsente lappropriation de leur architecture et de leur patrimoine par les habitants sengagent dans une dmarche active de connaissance, de conservation, de mdiation et de soutien la cration architecturale et au cadre de vie.

Le thme retenu pour cette nouvelle dition des Rendez-vous aux jardins est Le jardin et ses images. 130 parcs ou jardins de notre rgion vous invitent les dcouvrir, notamment au travers de visites guides, expositions, ateliers, animations diverses Certains vous proposeront de porter votre regard sur les diffrentes reprsentations des jardins : peintures, gravures, dessins, photographies, films Vous serez galement convis partager des univers littraires, musicaux mais avant tout olfactifs.




Montagnes, forts et torrents ncrivent gure, mais les hommes sont intarissables leur endroit. Et cest aux archives dpartementales que saccumulent ces archives de la nature. Constitus par des hommes inquiets des ravages de lrosion, ou soucieux davoir du bois pour se chauffer, ces fonds clairent aujourdhui les luttes terribles, les vastes entreprises et les petits amnagements qui ont model notre paysage au cours des sicles. Les archives dpartementales des Hautes-Alpes ont dcid de mettre en lumire ces formidables ressources naturelles et de battre en brche deux ides reues. La premire serait quon ne peut connatre la nature que sur le terrain ; la fort pousse entre nos rayonnages et il ny a pas dhistoire du paysage possible sans nos archives. La deuxime est le mythe dune montagne qui aurait gard son aspect naturel , comme si elle navait pas t, elle aussi, faonne par la main des hommes.

Juin 2010, juin 2011, les Plans de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) des villes de Grasse et Aix-en-Provence reoivent successivement un avis favorable de la Commission nationale des secteurs sauvegards. Au cours des mois de dcembre 2011 et janvier 2012, les enqutes publiques se droulent dans les deux villes : une actualit qui invite porter le regard sur une dynamique rgionale pour la mise en valeur des centres anciens forte densit patrimoniale, alors que lon clbrera, en aot 2012, le cinquantenaire des secteurs sauvegards. Cinq plans de sauvegarde et de mise en valeur sont approuvs dans la rgion Provence-Alpes Cte dAzur, Arles, Avignon, Brianon, Menton et Nice (vieille ville). Trois sont en cours dtude Aix-en-Provence, Grasse et Nice (Port-Lympia) auxquels il convient dajouter le PSMV dArles qui fait lobjet dune rvision et dune extension de son primtre. Ces PSMV sinscrivent dans le cadre dune politique nationale : le dispositif des secteurs sauvegards remonte la loi du 4 aot 1962, connue sous le nom de loi Malraux . D'autre part, documents durbanisme part entire, ils sont porteurs dun projet urbain spcifique.




Un lieu, miraculeusement prserv, qui fut le thtre de lun des pisodes majeurs de la vie culturelle marseillaise laube du 20me sicle, se rappelle notre mmoire : latelier de Nadar Marseille, rcemment protg au titre des monuments historiques (1), attend sa renaissance.






Cest un peu par hasard, quen 1897, le grand Nadar vint stablir pour quelques annes sur la Canebire, y crivant la page la plus prestigieuse dune histoire particulirement riche, celle de la naissance et du dveloppement de lactivit photographique Marseille au 19me sicle. Cette histoire est bien connue et documente grce aux nombreux travaux (2) dont elle a fait lobjet depuis dj une cinquantaine dannes et qui nous permettent de lvoquer ici.
L'Union europenne a dfini une stratgie dont l'objectif est de dynamiser la comptitivit europenne afin de renforcer la cohsion territoriale, sociale et conomique. C'est l'occasion des Conseils europens de Lisbonne (2000) puis de Gteborg (2001) que ses priorits furent fixes. Le dveloppement entre les diffrentes rgions et les diffrents tats membres est l'un des engagements de l'UE dont la politique consiste valoriser le potentiel local de chaque rgion afin de promouvoir la comptitivit des conomies rgionales. Au cours de la nouvelle priode de programmation 2007-2013, l'UE investit pour soutenir les programmes rgionaux de croissance et stimuler la cration d'emplois. La commission europenne peut apporter son soutien au secteur patrimonial de la rgion Provence Alpes Cte dAzur par lapplication de ses politiques rgionales et agricoles. Des programmes oprationnels (PO), pilots par la prfecture de rgion et le Conseil Rgional sont en cours dexcution pour la priode 2007-2013. Imprgns de la stratgie de Lisbonne pour linnovation, la comptitivit, la croissance et lemploi, ils peuvent rpondre aux attentes et aspirations du secteur. La rgion Provence-Alpes-Cte d'Azur bnficie de programmes communautaires coordonns par la prfecture de rgion. Les crdits europens sont un moteur pour la consolidation et le dveloppement des structures culturelles. Dans ce cadre, la Direction rgionale des affaires culturelles (DRAC) intervient selon les programmes comme service d'information, instructeur ou certificateur pour lEtat. Les programmes oprationnels ne permettent pas dintervenir exclusivement sur la restauration, mais plutt sur la valorisation, la rhabilitation et lanimation du patrimoine class ou non dans la perspective de renforcer lattractivit du territoire et son potentiel de dveloppement conomique.
Les services publics darchives, quils soient nationaux, dpartementaux ou municipaux, assurent la collecte des archives prives. Cependant, on peut faire ce sujet un certain nombre de constats : - dans certains pays, ce sont des structures particulires, indpendantes des structures publiques, qui assurent la collecte et le traitement des archives, - dautres organismes, en France, quils soient publics (comme les bibliothques, les muses, les universits) ou privs, sont aussi actifs dans ce domaine, - culturellement et institutionnellement, notre activit est plus oriente vers les archives publiques que prives, - en relation avec ce dernier point, sajoute la question des moyens financiers et humains et des priorits que nous sommes amens tablir. A ces constatations sen ajoutent dautres, qui rsultent aussi des centres dintrt de la recherche et des demandes socitales.
La loi n 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement (article 28) cre les aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP). Ces aires se substitueront aux zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). Le dcret n 2011-1903 du 19 dcembre 2011, publi au journal officiel du 21 dcembre 2011, relatif aux aires de mise en valeur de larchitecture et du patrimoine, permet ds prsent la mise en uvre des AVAP. Les articles L 642-1 10 du code du patrimoine sont modifis. Afin dclairer les acteurs locaux de lamnagement du territoire, et dans lattente de la circulaire dapplication, devant paratre prochainement, il peut tre utile de donner quelques premires informations.
Une opration de sauvetage permise par une coopration entre architectes-enseignants et archivistes Jean Georges Narkisian apparat dans ltude Patrimoine XXe Toulon-Provence-Mditerrane. Ensemble et rsidences de la priode 1945 :1975 ralise en 2007-2008 par Jean-Charles Bruno pour le compte de la Direction rgionale des affaires culturelles de Provence- Alpes-Cte dAzur (www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme_tpm/present.htm), sa notice biographique tant ainsi libelle : N en 1922. Fils de rfugi armnien arriv Marseille, il tudie aux Beaux-arts de la ville puis sinstalle Saint-Raphal comme architecte. Son confrre Alfred Henry lappelle pour la reconstruction de Toulon aprs la dernire guerre. Il installe son cabinet dans les annes 50 dans limmeuble le Lazare Carnot quil a lui-mme conu. Architecte complet, il ne lchera jamais le crayon. Il est lami de Csar connu dans sa jeunesse Marseille. Ce dernier fera de sa main une sculpture qui se trouve lentre du collge Don Bosco La Valette-du-Var. Il amnage le cimetire italien de la guerre 14-18 avec notamment un ensemble de sculptures.
Le numro de la revue Monumental (2011 semestriel 1)* traite de la problmatique des objets mobiliers. Parmi une grande quantit darticles portant sur la France entire, une approche plus spcifique a t rserve aux collections dex-voto particulirement abondantes dans la rgion PACA. Intitule Les ex-voto, fonds de mmoire , cette rflexion tente une approche raisonne en matire de protection, conservation, restauration, scurisation et mise en valeur de ces fonds souvent plthoriques. Elle se nourrit dexpriences rcentes ayant vu la protection densembles (dessins, peintures, plaques graves, objets divers) comme celui de la chapelle Sainte-Anne de Saint-Tropez ou bien la remise en situation de plusieurs centaines de tableaux Notre-Dame de Laghet (La Trinit). Elle aborde la difficile question de la diversit des supports, lhumilit de certains et le long temps dune dvotion demeure souvent trs actuelle. Tous ces facteurs infrent profondment dans la manire de considrer un tout indissociable quaucune prise en compte patrimoniale ne peut prtendre dfaire.
Frdric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, a valid le 25 juillet 2011 lavis favorable du conseil national des villes et pays dart et dhistoire runi le 9 juin 2011 sur la candidature du Pays Serre-ponon Ubaye Durance au label Pays dart et dhistoire. Dornavant, le rseau en rgion Provence Alpes Cte dAzur comprend 5 villes dart et dhistoire: Arles, Brianon, Frjus, Grasse et Menton et 4 pays dart et dhistoire: Provence verte (83), Carpentras Comtat venaissin (84), Valles Roya Bevera (06) et Pays Serre-ponon Ubaye Durance (04 -05). Les Villes et Pays dart et dhistoire constituent un rseau national qui permet lchange des expriences les plus innovantes. Aujourdhui, 153 Villes et Pays dart et dhistoire dont 52 Pays dart et dhistoire peuvent se prvaloir de ce label national.
Un laboratoire singulier La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon (Gard) Monument historique appartenant lEtat, la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon (Gard) est rattache depuis aot 2008 la Direction gnrale de la cration artistique (DGCA) du ministre de la culture et de la communication. Elle est gre par lassociation CIRCA, qui est charge depuis 1978 dy mettre en uvre un double programme, patrimonial (accueil du public et prsentation du monument) et artistique (Centre national des critures du spectacle : accueil en rsidence dartistes du thtre et du spectacle vivant, laboratoire dexprimentations croises).
Objet singulier et dune raret insigne, le modello est actuellement prsent dans une des salles du muse du Vieil Aix. Sa dcouverte et les connaissances qui sy attachent sont largement redevables des travaux de Marie-Christine Gloton, docteur en histoire de lart. Compos de feuillets de bois dcoups et joints suivant une forme ovode et recouverts dun enduit sur lequel la peinture est trace avec lgret et non vernie, il est fait dune structure rigidifie formant exosquelette traverses de bois.
Une mise en synergie des patrimoines essentielle sur un site dj reconnu
Lorsque lon voque la question de la valorisation du patrimoine architectural, on ne peut sabstenir de faire le lien avec ce qui forme dj le visage et la personnalit dun site. A plus forte raison lorsque ce site connat une forte notorit, comme cest le cas pour la ville de LIsle-sur-la-Sorgue, situe dans le dpartement de Vaucluse. En 2009, la Ville sest lance dans un vaste projet de rhabilitation patrimoniale qui recouvre de nombreux champs daction : larchitecture bien sr, mais aussi larchologie, la culture, le dveloppement local, social et urbain. Ce projet de rhabilitation de llot de la Tour dargent, ensemble de btiments situ en cur de ville, a pour objectif de lui redonner vie et prestance en crant en son sein un ple culturel majeur et en lui permettant de renouer avec son identit patrimoniale.

Les Maisons des Illustres composent un ensemble de lieux de mmoire majeurs pour la comprhension de lhistoire locale et nationale, et du rle jou par ses acteurs politiques, religieux, scientifiques et artistiques. Elles tmoignent de la diversit patrimoniale de notre pays, dans ses traces monumentales comme dans celles laisses dans limaginaire collectif.



A l'occasion de la 28e dition des Journes europennes du patrimoine, le thme choisi Le voyage du patrimoine a pour objectif de rvler une dimension souvent msestime : lextraordinaire vitalit dun patrimoine national qui sest toujours constitu grce aux circulations des oeuvres et des artistes, aux contacts entre des courants et des cultures esthtiques diffrentes, aux influences qui ont permis de faire se croiser les regards et dinventer de nouvelles formes. Reflet de mutations, de mtissages et demprunts successifs, support de cration, le patrimoine a toujours t en mouvement . Parler du voyage du patrimoine, cest aussi faire tat de sa modernit en (d)montrant quil est en perptuelle actualisation, dans un mouvement continu douverture et dchange.
Confrence : Cacaos des Carabes et Chocolats Marseille au XVIIIe sicle 17 et 18 septembre 2011 (Journes europennes du Patrimoine), Salle des sances du Palais de la Bourse Exposition : Sucre, Cafs et Cacaos Marseille et les Antilles au XVIIIe sicle 3 octobre 2011 2 janvier 2012, Grand Hall du Palais de la Bourse de Marseille Chambre de Commerce et dIndustrie Marseille Provence Palais de la Bourse, La Canebire 13001 Marseille, en partenariat avec la Direction rgionale des Affaires culturelles PACA Exposition-dossier : Tout larme de la Martinique Publicits commerciales des rhums et liqueurs antillais Marseille Fin novembre 2011 dbut janvier 2012, Palais de la Bourse de Marseille
Dans sa sance du 23 juin 2011, la commission rgionale du patrimoine et des sites a examin le projet de labellisation patrimoine du XXe sicle du village de Savines-le-Lac (Hautes-Alpes).

Cr en 1999, le label patrimoine du XXe sicle , attribu par le ministre de la culture et de la communication, consiste signaler et faire connatre les ensembles architecturaux et urbains exemplaires de cette priode. Les critres de slection sappuient sur des recommandations europennes de protection du patrimoine architectural du XXe sicle.
Patrimoines, qualit du dveloppement territorial et cohsion Depuis quarante ans le Conseil de lEurope uvre la conservation et la mise en valeur du patrimoine en Europe. Travaillant depuis la chute du mur de Berlin lchelle de tout le continent, sa mission est de rpondre des enjeux majeurs de socit, quil sagisse des droits de lhomme et des pratiques de la dmocratie ou encore du respect de la diversit culturelle, biologique et paysagre et de la promotion du dialogue interculturel. Le rle du Conseil consiste transformer les tendances mergeant de la recherche internationale et de la socit civile en orientations politiques suscitant le progrs des lgislations nationales, des cadres institutionnels et des mthodes dintervention. Cette tche passe par lexprimentation dtudes pilotes et lincitation au dveloppement de rseaux multinationaux favorisant le travail en commun et linnovation.
Quelques 115 parcs et jardins participent cette anne la manifestation des Rendez-vous aux jardins dans toute la rgion Provence-Alpes-Cte dAzur. La thmatique 2011, le jardin nourricier, traite du jardin qui nourrit le corps et lesprit selon une approche historique, philosophique, sociale, culturelle ou esthtique. Sont lhonneur les potagers, les vergers, les conservatoires de varits anciennes et les jardins ouvriers ou partags qui participent la transmission des savoir-faire.
Commande royale de Ren dAnjou (1409-1480), le triptyque du Buisson Ardent, peint vers 1475 par Nicolas Froment, tait destin, selon les dernires volonts du souverain, la chapelle qu'il avait fait tablir dans l'glise des Carmes et qui, son dcs en 1480, recevra ses entrailles. Nanmoins on connat peu l'histoire de l'uvre depuis son installation, la fin du XVe sicle, jusqu' la Rvolution, priode au cours de laquelle l'glise des Carmes est dtruite. Le retable devient bien national. Affect lglise de la Madeleine, il est ensuite entrepos au dpt amnag dans la chapelle des Andrettes puis rendu la Madeleine, avant d'tre install dfinitivement, en 1808, dans la nef gothique de la cathdrale Saint-Sauveur.
En juillet 2010, la Ville de Digne-les-Bains a ouvert au public lamnagement de la crypte archologique de Notre-Dame du Bourg. Cet vnement exceptionnel est venu clore trois dcennies de travaux et de fouilles dont ce dossier retrace les grandes lignes. Le chantier de consolidation de la cathdrale Dignoise a permis de mettre jour et de procder des fouilles archologiques de grande ampleur et sans prcdent sous ldifice.
Lidentit architecturale de la Cte dAzur sest construite essentiellement dans les Alpes Maritimes entre 1860 et 1930. Le style trs particulier des villas et autres btiments de villgiature est caractris par une libert et une profusion des ornementations. Cramiques, scraffito , volutes de ferronneries, modnatures, couleurs soutenues. La Cte dAzur possde alors une image riche et opulente.
A la suite des propositions manant des Etats gnraux de lOutre-Mer et des dcisions du Comit interministriel de lOutre-Mer (C.I.O.M.) de novembre 2009, le Prsident de la Rpublique a annonc, loccasion de la crmonie des vux aux ultra-marins du 20 janvier 2010, la dcision de faire de 2011 lanne des Outre-Mer franais .
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