N° 50 / Septembre 2019 

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En 1928, le colonel Rollet, chef de corps du 1er régiment étranger, souhaite qu’un monument à la mémoire de tous les légionnaires tombés au service de la France soit dévoilé à l’occasion des cérémonies du centenaire de la Légion étrangère. Le futur père de la Légion étrangère veut que ce monument soit érigé au centre du quartier Viénot à Sidi-Bel-Abbès, ville créée et aménagée par la Légion à partir de 1843. Il estime que les légionnaires doivent avoir continuellement sous les yeux le symbole du sacrifice de leurs anciens mais il souhaite également que la réalisation soit totalement financée par la Légion d’active et par les anciens. C’est au peintre de l’armée Maurice Mahut qu’est confiée l’esquisse du projet architectural. Celui-ci propose un cénotaphe recouvert d’un parement d’onyx dont la partie supérieure est ornée d’une guirlande de laurier et d’un globe terrestre sur lequel les lieux où la Légion a combattu sont recouverts d’or. Quatre légionnaires évoquant des périodes marquantes de son histoire (conquête de l’Algérie, campagne du second empire, campagnes coloniales et Grande Guerre) montent la garde à chacun des angles du monument. La conception du monument est confiée au sculpteur Charles-Henry Pourquet. Après deux années de travaux, le monument est inauguré le 30 avril 1931. Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, la Légion quitte Sidi-Bel-Abbès pour Aubagne en emportant son monument. Les plaques d’onyx d’origine ne pouvant être démontées, elles seront remplacées par une pierre de Provence mais les autres éléments seront réinstallés à l’identique. Le nouveau monument est inauguré le 30 avril 1963 lors de la célébration du centenaire du combat de Camerone en présence de Pierre Messmer, ministre des Armées.

Depuis, la Légion continue de faire vivre ce monument aux rythmes de ces cérémonies et de la célèbre fête de Camerone. L’inscription au titre des Monuments historiques de cet édifice en janvier 2018 nous rappelle que nous sommes dépositaires d’un patrimoine d’exception et d’une histoire singulière, faite d’étrangers au service des armes de la France, que nous avons le devoir de transmettre aux générations futures afin que le souvenir de nos anciens soit perpétué. More Majorum.
édito
Général de brigade Denis Mistral, commandant la Légion étrangère
Une protection hors du commun : le monument aux morts de la Légion Etrangère du quartier Viénot d’Aubagne et sa « voie sacrée ».
Jean-Louis Riccioli, conservateur en chef du patrimoine
Marie-Odile Giraud, chargée d'études documentaires à la DRAC/CRMH ayant élaboré le dossier de protection sur la base de l'article rédigé par le capitaine Géraud Ceznec.
C’est cet ensemble participant à la fois du patrimoine matériel et immatériel que vient protéger l'inscription au titre des monuments historiques du monument aux morts de la Légion Etrangère d’Aubagne et de sa « voie sacrée ». La charge symbolique dont cet ensemble est revêtu pour la Légion est d’autant plus forte que l’initiative de la création de ce monument est due à une grande figure de la Légion, Paul-Frédéric Rollet (1875-1941) dit « le père de la Légion ».
Les Anciens le savaient. L’eau est un miracle de la nature indissociable de la vie. Alors ils ont inventé l’art de l’utiliser à bon escient, de la diriger, de la distribuer, de la protéger, de la gérer. Et, depuis l’Antiquité, au Moyen-Age et aux siècles suivants, ils lui ont construit des canaux, ces ouvrages remarquables ou modestes alternant parties aériennes et souterraines, creusés dans la terre et taillés dans la roche, bâtis de pierre de taille, ornés d’arches plein cintre, de voûtes, ponctués de puits, traversés d’aqueducs. Ils nous les ont transmis avec les ponts, les fontaines, les lavoirs. Ils font partie de notre patrimoine. À Entrecasteaux, il y avait huit canaux pour irriguer les terres de la commune et faire tourner les moulins à huile et à farine. Il en reste trois en fonction.
Le tombeau de Prosper Mérimée à Cannes
Julien Brochier, chargé d’études documentaires
Ecrivain, historien, juriste, musicien, helléniste, slavophone, arabophone, anglophone, hispanophone... dessinateur, voyageur, inspecteur des Monuments historiques, homme politique, Prosper Mérimée (1803-1871) est un savant et un voyageur. Il grandit dans une famille d'artistes athées. Ses parents, Léonor Mérimée (1757-1836) et Anne Moreau (1774-1852) sont tous deux des professeurs de dessins qui transmettent à Mérimée le goût de cet art. Tout au long de sa vie, il esquisse, caricature et réalise des relevés d’édifices dans le cadre de ses fonctions d’inspecteur général des Monuments historiques. 
Actualités du réseau des villes et pays d’art et d’histoire (VPAH)
Créé en 2015, le label « Ville ou Pays d’art et d’histoire » est attribué par le ministère de la culture, après avis du Conseil national des villes et pays d’art et d’histoire, à des collectivités locales qui, possédant un patrimoine de qualité, ont la volonté de le valoriser, et qui, conscientes des enjeux que représente l’appropriation de leur architecture et de leur patrimoine par les habitants, s’engagent dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation et de soutien à la création et à la qualité architecturale et du cadre de vie. (voir LIP n°29, novembre 2015). 
La cathédrale souterraine à Saint-Martin de Pallières
Michel de Boisgelin
Le château de Saint-Martin de Pallières (Var) a été édifié aux XII° et XIII° siècles. Le bâtiment présente alors un aspect différent d’aujourd’hui : les trois tours sont couvertes de poivrières de tuiles et le château-fort semble inaccessible sur son éperon rocheux. 
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