N° 45 / Novembre 2018 

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Lorsque Alexandra David-Neel arrive à Digne pour la première fois en 1928 et décide d’en faire son port d’attache, cette toute petite grande dame vient de passer quatorze années en Asie.

Ayant réussi l’exploit de séjourner incognito pendant deux mois en hiver 1924 dans Lhassa, la capitale politique du Tibet central interdite aux étrangers, après une marche hivernale de plus de 2000 kms à travers l’Himalaya, elle sait alors qu’elle peut enfin rentrer en Europe, y être reconnue comme orientaliste et vivre de sa plume.

Il lui faut un lieu pour écrire et vivre avec son fils adoptif Aphur Yongden, compagnon de voyage depuis 1914, ce sera à Digne qu’elle décide de s’installer. Elle ramène en effet de son voyage de nombreuses malles contenant la matière première indispensable à ses recherches et ses écrits : 500 manuscrits tibétains collectés ou copiés dans les principaux monastères bouddhiques, plusieurs centaines d’objets, un ensemble de peintures himalayennes, des masques et des milliers de photographies auxquelles s’ajoutent ses bibliothèques personnelles d’environ 5000 ouvrages.

C’est un fonds inestimable, car constitué par une seule personne, authentique et cohérent, ne s’inscrivant pas dans à une classique démarche de collection, mais constitué d’objets transportables, des souvenirs de petite taille, témoignant de façon vivante de ses rencontres et rassemblés tout au long des voyages.

A sa mort, Alexandra David-Neel a donné au Musée de l’Homme (aujourd’hui au Musée du Quai Branly) et au Musée National d’Arts Asiatiques Guimet une partie de sa collection qui sera en fait désormais, par un juste retour des choses, essentiellement regroupée et valorisée dans le lieu même où elle vécut grâce à des dépôts et des prêts. L’ensemble d’objets asiatiques est encore inconnu, et sera montré au public dès la réouverture de sa maison à Digne-les-Bains par une exposition permanente qui valorise les voyages. C’est cette collection hors norme, que nous avons choisi de présenter dans un dossier de ce numéro de la lettre d’information des patrimoines.  lire la suite
édito
Nadine Gomez
Conservatrice en chef du patrimoine
Directrice de Samten Dzong, la maison d’Alexandra David-Neel
L’analyse et le projet de restauration de la chapelle Saint-Thyrse
Stéphane Berhault, Architecte du Patrimoine, octobre 2018
En 2017, notre agence d’architecture spécialisée en étude et en restauration des Monuments Historiques depuis 1997 a été désignée par la Mairie de Castellane, propriétaire et maître d’ouvrage, comme maître d’œuvre du projet de restauration de la chapelle Saint-Thyrse à Castellane.
Le canal de Sainte Thècle (de Peillon) à Nice
Jean Centini, professeur agrégé ; Lycée Masséna, Nice ; Sciences Po Paris
Datant du Second Empire, le canal de Sainte Thècle (de Peillon) à Nice est le premier d’une longue série d’aménagements à travers le département des Alpes Maritimes destinés à amener l’eau potable de l’arrière-pays azuréen vers le littoral en pleine croissance démographique et urbaine.
Vasarely plasticien
Exposition d’œuvres historiques et inédites de Victor Vasarely de 1930 à 1990

Depuis le 6 octobre 2018, la Fondation Vasarely (www.fondationvasarely.org) a ouvert ses trois salles de l’étage pour les consacrer à l’œuvre du « père de l’op art ».  
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