N° 41 / Mars 2018 

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Dans bien des régions du monde l'eau, élément indispensable à la vie, pose problème, soit qu'il y en ait trop momentanément, soit qu'elle fasse défaut pendant une période suffisamment longue pour être un handicap certain pour toutes les activités. La Provence est l'une de ces régions.

La morphologie et la géologie de la Provence, et plus particulièrement celles des Bouches-du-Rhône et du Var, ont toujours posé aux collectivités locales des problèmes d'approvisionnement en eau. Cette région est en effet formée d'une série de chaînes calcaires (Trévaresse, Sainte ­Victoire, Étoile, Mont Aurélien, Sainte ­Baume, Maures) de direction Est-Ouest, parallèles à la côte méditerranéenne, entre lesquelles sont insérées de petites plaines alluviales. Du fait de leur orientation, ces chaînes montagneuses constituent une barrière qui repousse vers l'Ouest les eaux de la Durance et du Verdon et éloigne les ressources des zones côtières où les besoins sont les plus forts. En effet, bien que bénéficiaire d'une pluviométrie convenable, cette région est pénalisée par le caractère irrégulier et brusque des pluies qui s'écoulent torrentiellement ou s'infiltrent dans les massifs calcaires sans pour autant créer des sources pérennes. Elle ne dispose dans ces conditions d'aucune ressource locale importante et sûre. De plus, les torrents alpins détruisent les plaines ; le Rhône, fleuve puissant, déborde sur les basses terres et de larges zones plates sont envahies par les eaux pendant de longs mois. Les précipitations orageuses atteignent, par leur puissance localisée, une capacité dévastatrice. C’est pourquoi la protection contre les inondations a donné lieu depuis des siècles à des travaux réalisés par les riverains et leurs collectivités.

Confrontée depuis toujours à ces problèmes, la Provence présente aujourd'hui toute une gamme de réalisations, un riche patrimoine hydraulique, résultant d'une accumulation séculaire de travaux progressivement réalisés, remodelés, transformés, développés avec toutes les phases que cela implique de dispositions novatrices, mais aussi d'échecs surmontés et de réajustements permanents aux nécessités de l'époque.

Mais alors qu'il s'agissait à l'époque de protéger des terres agricoles exploitées en extensif, aujourd'hui le système est confronté à une plus grande imperméabilisation des sols liée au développement urbain et au développement des terres agricoles et il devra certainement faire face à une évolution importante dans les années futures avec les impacts du changement climatique.

Et c’est pourquoi avec la création de la Société du Canal de Provence et d’aménagement de la région provençale (SCP) en 1957, l'État par l'intermédiaire notamment du ministère de l'Agriculture et des collectivités territoriales de la région ont collaboré très étroitement à la résolution des problèmes de ressources et d'approvisionnement en eau des collectivités locales du littoral provençal.  lire la suite
édito
Isabelle Girousse
Directrice de la Communication et des Relations Institutionnelles de la Société du Canal de Provence
La Société du Canal de Provence et son patrimoine monumental hydraulique et historique
Bernard Sabatier, Myriam Boinard Mission Patrimoine
Avec le Canal de Provence, après un article il y a quelques années présentant le Canau, exceptionnel ouvrage de la fin du 16è ou du début du 17è siècles sur le Canal Saint-Julien, menacé de destruction puis classé au titre des monuments historiques, nous souhaitons inaugurer une série sur les grands canaux de Provence, leurs ouvrages singuliers, mais aussi sur les captations et amenées d'eau plus discrètes et modestes, celles par exemple des domaines bastidaires, avec leurs mines (d'eau) et leurs réservoirs. 
Une demeure méconnue, l'hôtel Olive sur le cours Pierre Puget
Marie-Odile Giraud, chargée de la protection à la conservation régionale des monuments historiques.
Créé en 1800 sur l’emplacement de l'ancien rempart sud de la ville, le cours Bonaparte, actuel cours Pierre Puget, devait faire l’objet d’aménagements continus jusque dans les premières années du Second Empire. Cette promenade dominée par le jardin- belvédère de la Colline, longeant la place aux allées ombragées du nouveau Palais de Justice et cheminant vers le flambant neuf Hôtel de la Préfecture, allait ainsi devenir l’une des artères les plus élégantes de Marseille. A l'écart de l'agitation du centre de la ville, elle constituait le coeur d'un nouveau quartier que les dynasties commerçantes et financières allaient investir et couvrir de leurs hôtels (1).

Les Olive, une famille aisée de marchands de bois promise à une spectaculaire ascension sociale entre les dernières années de l'Ancien régime et le milieu du XIXe siècle, s’y étaient installés dès 1817, sur de vastes terrains où ils avaient maison et négoce. Possédant au fil du temps la moitié de l’îlot de l’ancien Arsenal, ils en revendirent plusieurs lots à certains des notables les plus en vue de l'époque, réalisant ainsi autour de 1850 une très rentable opération immobilière. Quelques années plus tard, Camille Olive (1794- 1876) fit élever son propre hôtel sur l’emplacement de la maison paternelle, modeste construction accolée d'un cellier au 71 cours Bonaparte, actuellement 49-51 cours Pierre Puget.  
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