N° 36 / Mars 2017 

Recherche
sur les titres des articles et dossiers


Tapez vos mots clés séparés par un espace

actualités

Dossiers à venir
  • Patrimoine protégé dans les sites naturels protégés
  • Patrimoine sonore (suite)
  • Portrait de Patrimoine (suite)
  • Patrimoine astronomique et astrophysique



Un musée de société se situe au croisement de deux axes : d’un côté un territoire, pourvu d’une identité propre forgée par la géographie, l’histoire, la démographie … de l’autre une histoire muséographique qui tire ses racines des musées folkloristes et des musées coloniaux, puis des Arts et Traditions Populaires de Georges-Henri Rivière. Une région, entité complexe dans ses réalités en perpétuelle mutation ; une tradition d’exposition qui a connu des moments de gloire et une relative éclipse.

Le lien entre les deux n’a plus rien d’une évidence, d’autant qu’à l’époque du grand succès des musées de société, l’objectif était davantage tourné vers le passé que vers le présent. Il s’agissait de conserver et de montrer les traces – les restes ? – d’une société qui disparaissait. Maintenant, la société rurale traditionnelle est derrière nous et n’évoque plus grand-chose aux plus jeunes. Son statut est toutefois ambivalent, cette société est parfois valorisée comme associée à un âge d’or, peut-être celui où tout était encore possible. Ambivalence encore, le fait de présenter des objets du quotidien des paysans d’autrefois est peu mobilisateur, pour les élus comme le public, mais reste un enjeu symbolique – pas question de perdre ce qui est largement perçu comme un patrimoine commun.

Les enjeux symboliques et affectifs comme les interprétations contradictoires des sociétés dont sont issus nos objets montrent que les musées de société ruraux sont encore sources d’intérêt et peuvent se réinventer. Pour Salagon, l’enjeu est de devenir un musée de territoire, afin d’en rendre compte dans toutes ses composantes. Le passé, bien sûr, mais aussi le présent qui s’élabore, avec les forces économiques, les mouvements démographiques, les valeurs qui en font un ensemble géographique original.


La précédente édition de la LiP présentait la publication, par les Archives départementales des Alpes de Haute Provence, La vie rurale en haute Provence, d'Eric Fabre. Et Salagon « paysage culturel » en dessine ici un territoire retrouvé . Elle détaillait longuement deux autres de ces « paysages culturels » : le jardin trentenaire de sculptures de Châteauvert (Var) et son centre d'art, et l'Archéologie d'une île, Saint-Honorat de Lérins (Cannes, Alpes-Maritimes).

Cette édition prolonge la présentation de tels paysages, dont la région Paca est si riche, dense et diverse, avec d'une part la Restauration d'une île-monument et grand paysage de l'histoire, la même Saint-Honorat de Lérins, et un autre paysage de l'art contemporain, reprenant la trame et les marques d'un domaine agricole, la Commanderie de Peyrassol à Flassans-sur-Issole (Var), récemment labellisé jardin remarquable.
édito
Isabelle Laban-Dal Canto directrice du musée et des jardins de Salagon à Mane (Alpes-de-Haute-Provence)
Salagon, « paysage culturel »
Isabelle Laban-Dal Canto, directrice du musée et des jardins de Salagon à Mane (Alpes-de-Haute-Provence)
Rendez-vous aux jardins les 2, 3 et 4 juin 2017 sur le thème du partage
Pour la 15e édition de cette manifestation organisée par le ministère de la culture et de la communication, les propriétaires et gestionnaires de jardins vous convient à échanger sur leurs savoirs, leurs savoir-faire, à goûter au plaisir de la découverte des jardins qu' ils ouvrent pour vous. 
La Commanderie de Peyrassol à Flassans sur Issole (Var) : le paysage de l'art
Yves Cranga, Conservateur des Monuments Historiques
Le Var recèle plusieurs parcs de sculptures, confortant une tradition qui se veut l'apanage d'une région historiquement tournée vers l'art contemporain. Espaces privés pour nombre d'entre-eux, ils sont l'œuvre de passionnés qui ont opté pour enclore leur rêve au plus profond des terroirs et assigner au paysage une dimension nouvelle : celle de galerie d'art en plein air. 
Villa La Sapinière - Musée de la Vallée à Barcelonnette
Édifiée de retour du Mexique par Alexandre Reynaud en 1878, léguée à la ville de Barcelonnette en 1971 par Antoine Signoret, résidant à Mexico, LA SAPINIÈRE est la première œuvre du musée ouvert en 1988, et labellisé musée de France en 2002.
Avec son allure de palazzo à l’italienne, sa véranda en pierre de taille et ses ferronneries Art Nouveau, ses éléments de décor intérieur (vitraux de la baie d’escalier et cabinet de bains en faïences de Sarreguemines), LA SAPINIÈRE est la seule villa «mexicaine» ouverte à la visite. 
Soutenance de thèse d'Eric Guilloteau : Du château des comtes de Provence à la place forte des ducs de Savoie à Nice
Chronique publiée dans la revue Provence Historique (fascicule 260-2016).
Éric Guilloteau a soutenu le 23 octobre 2015 à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme une thèse intitulée « Étude d’une fortification disparue et de son évolution dans le contexte géopolitique de la Provence orientale du XIIIe siècle au début du XVIIIe siècle. Du château des comtes de Provence à la place forte des ducs de Savoie à Nice » préparée sous la co-direction de M. Nicolas Faucherre, professeur à l’Université d’Aix-Marseille et de M. Yann Codou, maître de conférences, à l'Université de Nice Sophia Antipolis. 
|  Contact  |  Mentions légales  |  Crédits  |  Inscription  |  Connexion  |
MCC index ADVP