N° 45 / Novembre 2018 

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Fruit de l'élargissement du champ patrimonial opéré à l'aube des années 80, les jardins se sont imposés dans un corpus qui a sans cesse gagné en diversité et en complexité. En témoignent les grottes de jardin qui sont honorées dans la présente lettre et qui ont fait l'objet d'un séminaire spécifique. Cette journée de réflexion entendait présider aux destinées d'un dispositif à Arnajon particulièrement représentatif et majeur des grottes provençales et promis à une restauration prochaine.
Il en va désormais ainsi de toute restauration qui se doit de préalablement convier des compétences à tous les niveaux afin de déterminer le pourquoi et le comment de tout processus de réhabilitation ; quitte à opter au final pour une intervention de simple conservation s'il se révélait qu'aucune certitude ne pouvait être acquise.
Plus immatérielle, l’œuvre de l'exploratrice Alexandra David-Néel relève d'une semblable approche. Dans tout ce qui structure et habite une œuvre aussi pléthorique, rien ne peut être omis de collections patiemment constituées et l'inventaire approfondi de celles-ci offre les bases d'une bonne compréhension indispensable à une valorisation raisonnée et graduelle. De même, et dans le registre plus ethnographique, un établissement dédié exclusivement à la transhumance se propose d'appréhender ce qu'il est convenu de caractériser comme « un patrimoine vivant » ; sans pour autant lui opposer un patrimoine qui aurait prétendument abdiqué de sa chair. Simplement, il est ici question de pratiques qui ne laissent pas nécessairement de traces dans les archives, si ce n'est dans les mentalités et les paysages.
Tout est question de compréhension car, pour le patrimoine, c'est sans doute ce qu'il peut lui advenir de mieux lorsqu'il se révèle au travers d'une étude fouillée comme celle qui est ici relatée à propos du Fort carré d'Antibes. A l'évidence, l'apport documentaire contribue t'il à insuffler de la vie, là où les pierres ne témoignaient que trop passivement sans doute d'une grandeur passée.
En dressant le bilan des protections d'une année entière, il est loisible de constater comment le patrimoine poursuit sa quête incessante de nouveaux territoires. Il nous impose toutefois sa nature éminemment complexe car se dissimulant dans les strates les plus infimes de notre environnement historique, géographique, social et culturel. Seule une exploration minutieuse, attentive et sans a priori nous permet de le déceler, de l'étudier, de l'inventorier et, objectif suprême, de le préserver en le faisant reconnaître par le plus grand nombre.
Patrimoine(s) en Provence-Alpes-Côte d'Azur entend poursuivre et amplifier cette extension du domaine patrimonial dont elle s'est fait méthodiquement et patiemment le reflet au fil des quarante numéros aujourd'hui disponibles.

Le comité de rédaction et moi-même souhaitons à tous nos lecteurs, plus de 52 000 pour la trente-huitième édition, une excellente année 2018, conjugant curiosités personnelles et partages avec le plus grand nombre, ne serait-ce que dans les territoires du patrimoine culturel.
Edito
Yves Cranga
Conservateur des monuments historiques
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