N° 39 / Novembre 2017 

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Les chantiers de Mérimée
Cette 38è lettre présente dans son dossier un carnet de bord de l'étude, de la restauration/conservation et de la réutilisation en ensemble hôtelier du château, des communs et du parc de Fonscolombe.
Le travail de recherches préalables, les connaissances acquises ou vérifiées en chantier, la variété et l'expérience des intervenants, la qualité de la relation entre maître d'ouvrage/propriétaire -la présidente d'un groupe lié au tourisme-, la maîtrise d’œuvre et les bureaux associés, les entreprises et le service des monuments historiques (Drac Paca) ont favorisé un résultat qui a répondu pleinement aux attentes pourtant très diverses des partenaires, basé sur une méthodologie partagée dès avant l'acquisition du domaine.

Ces grands projets de réutilisation, de vie nouvelle du monument, en Paca, n'apparaissent pas toujours dans les bilans annuels des subventions de l’État, ils représentent sur la période 2015-2017 une douzaine de projets, certains achevés, d'autres se formant, de volumes financiers compris entre 5 millions et 70 millions d'euros, qui ne s'appuient pas tous d'ailleurs sur le régime de défiscalisation propre aux monuments historiques.

L'aide directe de l’État par les financements du ministère de la Culture représente de son côté plus d'une quinzaine de millions annuels, une partie au bénéfice des cathédrales appartenant à l’État (Marseille, Aix, Gap, Fréjus actuellement, après Nice, Digne, Avignon), l'autre partie, soit 11 millions d'euros, générant environ quarante millions d'euros de travaux avec les financements des propriétaires, des collectivités cofinanceuses et parfois du mécénat.
L'en-cours habituel d’opérations concerne 350 à 400 monuments, de la petite intervention d'entretien à des gros travaux de restauration, de la petite commune rurale en haute montagne aux deux métropoles actuelles.

En 1835 Prosper Mérimée, inspecteur général des monuments historiques, publie ses Notes d'un voyage dans le Midi de la France, qui guideront dans ces régions le service des monuments historiques qui se constitue alors par son action et ses réflexions, avec l'aide constante de son prédécesseur, Ludovic Vitet, premier nommé en 1830.
Prosper Mérimée, juriste, musicien, slavologue, helléniste, arabophone, écrivain et essayiste, historien, archéologue, académicien, étonnant voyageur et fonctionnaire au sein du ministère de l'Intérieur de l'époque.
C'est la Provence qui porte sa tombe, au cimetière du Grand Jas à Cannes.

Une autre aventure – que celle de Fonscolombe – est livrée dans cette édition, celle, double, du « chevalier rouge » Pierre Antoine Antonelle, et de son historien, historien de la Révolution française, le professeur Pierre Serna, avec l'actualité de l'attachante et passionnante exposition à Arles « Antonelle, un Arlésien dans la Révolution française, 1747-1817 ».

Le comité de rédaction de la LiP a voulu rendre un hommage ému à une grande dame de la recherche, fondatrice d'une discipline nouvelle, l'archéologie médiévale. Ses travaux, ses apports à cette science et à l'investigation de terrain, ses enseignements sont ici succinctement détaillés, ils dissimulent son ouverture d'esprit, sa gentillesse merveilleuse et sa modestie permanente, teintés d'humour discret, il s'agit de Gabrielle Démians d'Archimbaud.

Cette édition donne à connaître une autre belle et vive aventure, patrimoniale, artistique et sociale : l'expérimental dispositif « Nouveaux collectionneurs » dans l'ancienne Criée de Port de Bouc.
Étonnante aventure, foncièrement participative, qui présente et fait travailler sur l'art, des années 1950, notamment dédié au monde du travail (on se souvient de l'article dans la LiP n° 29 « Le Four Martin de Jean Amblard, paradigme d'une légitimation patrimoniale ») aux années actuelles, complétée par des œuvres essentielles du FRAC Paca, le tout porté par le Centre d'arts Fernand Léger, le service municipal du patrimoine et leurs partenaires.
Elle est décrite, elle appelle d'autres vocations, elle conjugue patrimoine monumental et artistique, création contemporaine et pédagogie active.
Edito
Robert Jourdan, conservateur régional des monuments historiques
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