N° 31 / Mars 2016 

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Dossiers à venir
  • Patrimoine protégé dans les sites naturels protégés
  • Patrimoine sonore (suite)
  • Portrait de Patrimoine (suite)
  • Patrimoine : transmission et pédagogie
  • Patrimoine astronomique et astrophysique


Si la nécessité d’un lien fort entre les différentes formes de patrimoine (bâti, naturel, culturel) s’impose à tous les acteurs concernés, si la conscience que seule une appréhension globale permet sur les territoires de produire des effets durables et efficients en terme de protection et de valorisation, si encore les notions de décloisonnement, de transdisciplinarité sont au cœur des politiques territoriales, force est de constater qu’au delà des concepts et principes sur lesquels tout le monde semble s’accorder, leur prise en compte effective et opérationnelle reste souvent problématique.
Les logiques d’acteurs, les domaines de compétence spécifiques, les missions et commandes publiques, les cultures professionnelles dessinent en effet des modes d’action et de gestion encore verticaux, privilégiant des axes spécifiques renvoyant encore au « cœur de métier » premier ou à la nature propre de chaque institution (patrimoniale, environnementale, culturelle...).
Toutefois, ces exigences territoriales nouvelles ne doivent pas conduire à un nivellement, à une dilution des compétences et savoir-faire inhérents et nécessaires à chacun des secteurs ; il convient donc, ce qui n’est qu’apparemment paradoxal, de ne pas oublier de promouvoir et valoriser, au sein de ces logiques transversales, les savoirs spécialisés « traditionnels », de développer les compétences sectorielles, garantes de l’atteinte des objectifs spécifiques de qualité et de professionnalisation assignés à chacun des acteurs.
Après avoir rendu compte au sein de la Lettre d’Information des Patrimoines de travaux de recherche relatifs à ces enjeux (Atelier de Recherche Prospective, « nouveaux ressorts de la Patrimonialisation », ANR 2014), nous ouvrons désormais un cycle de publications axé sur le descriptif d’actions liant patrimoine bâti et patrimoine naturel.
Dans ce sens, et souhaitant poursuivre la démarche de décloisonnement de la notion de patrimoine initiée depuis le lancement de la lettre d’information des patrimoines PACA, nous avons souhaité interroger de façon concrète le lien encore complexe qui travaille ces notions à travers le récit d’expériences probantes conduites en région.
Cette démarche est double : d’une part, évoquer la manière dont sont prises en compte les problématiques environnementales, et plus largement le territoire (qualifié souvent de territoire « autour », d’espace périphérique : jardins, environnement naturel et culturel, etc), par des gestionnaires de sites ou monuments, qui pour la plupart sont conscients que le patrimoine ne peut représenter un « îlot » protégé au sein d’un espace chaotique et délaissé.
D’autre part, observer comment, et en quoi, des structures de protection et de valorisation d’espaces naturels (Parcs Naturels Régionaux, Geoparcs) intègrent dans leurs politiques des ensembles patrimoniaux (patrimoine vernaculaire, sites et monuments protégés).
Plus largement, il s’agit d’observer quels liens s’établissent entre ces différentes formes de patrimoine, en quoi et comment, loin de se présenter comme des approches antagonistes ou parallèles, elles se confondent au sein de politiques territoriales globalisées, et, enfin, de montrer comment ces effets de patrimonialisation croisés se renforcent et sont de nature à renforcer l’attractivité globale.
Nous avons décidé de présenter les travaux et démarches conduites dans ce domaine par une structure environnementale représentative de la région : le Parc naturel régional du Lubéron (également labellisé Réserve de Biosphère et Géoparc), document que vous trouverez dans la Lettre N°32.
Un dossier sera ensuite consacré à la manière dont des structures patrimoniales prennent en compte leur environnement (naturel, urbain, social) au sein de programmes de gestion territoriaux, et quelles stratégies globales y sont développées.

Les deux dossiers qui vous sont proposés aujourd'hui peuvent relever d'une autre notion de territoire : l'un à la manière classique, discrète, érudite des années 1920, loin des tourbillons étincelants des années folles, l'aire culturelle créée avec la Fondation du château de Lourmarin, proche de l'Académie d'Aix, avec le même souci de partage de collections et fonds anciens exceptionnels ; l'autre qui depuis quelques années revit, dans le souci permanent de son initiateur de faire partager l'acte créateur au plus grand nombre, la Fondation Vasarely, centre de recherches architectoniques, œuvre monumentale cinétique, objet et sujet, en cours de travaux minutieux qui permettent d'en mieux comprendre la singularité et la place dans les arts transdisciplinaires du XXè siècle.
édito
Hervé Passamar, socio-économiste de la culture
Le Château de Lourmarin
Fondation de Lourmarin Laurent-Vibert

Max Michelard – Président de la fondation

Pour qui ne connaîtrait pas le site de Lourmarin, il peut être utile de présenter quelques rappels concernant sa situation, son histoire.

1. Porte d’entrée au Sud du Luberon

Situé à l’est du département de Vaucluse, le massif du Luberon est l’un des plus beaux sites naturels de Provence et l’un des plus recherchés par les touristes français ou étrangers visitant notre pays.

« Patrimoine et paysages en tant que valeurs humaines »
Pierre sèche, la tradition au service des terroirs durables

Symposium scientifique de l’ICOMOS
10 – 14 novembre 2014, Florence, Italie 
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