N° 38 / Septembre 2017 

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Les chantiers de Mérimée

Cette 38è lettre présente dans son dossier un carnet de bord de l'étude, de la restauration/conservation et de la réutilisation en ensemble hôtelier du château, des communs et du parc de Fonscolombe.
Le travail de recherches préalables, les connaissances acquises ou vérifiées en chantier, la variété et l'expérience des intervenants, la qualité de la relation entre maître d'ouvrage/propriétaire -la présidente d'un groupe lié au tourisme-, la maîtrise d’œuvre et les bureaux associés, les entreprises et le service des monuments historiques (Drac Paca) ont favorisé un résultat qui a répondu pleinement aux attentes pourtant très diverses des partenaires, basé sur une méthodologie partagée dès avant l'acquisition du domaine.

Ces grands projets de réutilisation, de vie nouvelle du monument, en Paca, n'apparaissent pas toujours dans les bilans annuels des subventions de l’État, ils représentent sur la période 2015-2017 une douzaine de projets, certains achevés, d'autres se formant, de volumes financiers compris entre 5 millions et 70 millions d'euros, qui ne s'appuient pas tous d'ailleurs sur le régime de défiscalisation propre aux monuments historiques.

L'aide directe de l’État par les financements du ministère de la Culture représente de son côté plus d'une quinzaine de millions annuels, une partie au bénéfice des cathédrales appartenant à l’État (Marseille, Aix, Gap, Fréjus actuellement, après Nice, Digne, Avignon), l'autre partie, soit 11 millions d'euros, générant environ quarante millions d'euros de travaux avec les financements des propriétaires, des collectivités cofinanceuses et parfois du mécénat.
L'en-cours habituel d’opérations concerne 350 à 400 monuments, de la petite intervention d'entretien à des gros travaux de restauration, de la petite commune rurale en haute montagne aux deux métropoles actuelles.

En 1835 Prosper Mérimée, inspecteur général des monuments historiques, publie ses Notes d'un voyage dans le Midi de la France, qui guideront dans ces régions le service des monuments historiques qui se constitue alors par son action et ses réflexions, avec l'aide constante de son prédécesseur, Ludovic Vitet, premier nommé en 1830.
Prosper Mérimée, juriste, musicien, slavologue, helléniste, arabophone, écrivain et essayiste, historien, archéologue, académicien, étonnant voyageur et fonctionnaire au sein du ministère de l'Intérieur de l'époque.
C'est la Provence qui porte sa tombe, au cimetière du Grand Jas à Cannes. 
édito
Robert Jourdan, conservateur régional des monuments historiques
Bouches-du-Rhône – Le Puy Sainte Réparade – Le château de Fonscolombe, histoire d’un projet de restauration
Corrado de Giuli Morghen, architecte du patrimoine
Sandra Drujon d’Astros, architecte-chef de projet Fonscolombe
Comment exposer la Révolution française en 2017 ?
Pierre Serna, professeur d’histoire de la Révolution française à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, membre de l’Institut d’histoire de la Révolution française et commissaire de l’exposition
Je fais partie d’une génération d’universitaires qui a eu 25 ans au moment du bicentenaire de la Révolution de 1789 et qui l’a pleinement vécu dans sa double dimension, celle d’une démesure frisant l’intoxication quant à la surprésence de la Révolution sous toutes ses formes, du plus kitch des aspects du merchandising (stylos, tee-shirts, assiettes de tables en papier), en passant jusqu’aux plus hallucinantes réalisations, comme le défilé du 14 juillet organisé par le créateur Jean-Paul Goude sur les Champs-Elysées, transformés en lieu, pour une parade mondialisée des droits de l’homme, faisant pendant au profond renouvellement de la recherche scientifique, illustrée par le congrès mondial du bicentenaire, organisé en Sorbonne par Michel Vovelle, alors titulaire du poste de professeur de la Révolution Française à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Gabrielle Démians d’Archimbaud : aux fondements de l’archéologie médiévale française
Lettre d’information des patrimoines
Gabrielle Démians d’Archimbaud nous a quittés le 1er août 2017. C’est à son action que le comité de rédaction de la Lettre des Patrimoines veut rendre hommage. Comme nombre d’archéologues médiévistes fondateurs de la discipline, Gabrielle Démians d’Archimbaud débute sa formation par des études d’Histoire, couronnées par son succès à l’agrégation. Elle obtient une charge de cours à la Faculté des Lettres. Nommée Assistante en 1960, elle profite alors de la présence en ces lieux de George Duby. Avec lui, au fil des années, Aix s’impose comme un des centres majeurs de la recherche historique médiévale. 
Voir et Savoir(s), la notion de collection
Céline Félices et Laure Flores (Centre d’arts Fernand Léger/Service Patrimoine de Port de Bouc) Julien Lamarre (photographies)
Une exposition participative des collections artistiques de Port de Bouc dans un haut-lieu du patrimoine industriel local.
A partir de la redécouverte et de l’étude des fonds patrimoniaux de la commune, le comité des « Nouveaux Collectionneurs de Port de Bouc » conçoit une exposition expérimentale où se côtoient œuvres de la collection locale et emprunts au FRAC PACA, au sein de la friche industrielle de l’ancienne halle aux poissons ; un point névralgique de la commune, désaffecté depuis près de 8 ans et en passe de connaître un nouveau destin… 
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