N° 34 / Septembre 2016 

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Roquebrune-Cap-Martin
Exposition du 1er septembre au 30 octobre 2016
Exposition du 17 septembre au 27 novembre 2016

Dossiers à venir
  • Patrimoine protégé dans les sites naturels protégés
  • Patrimoine sonore (suite)
  • Portrait de Patrimoine (suite)
  • Patrimoine astronomique et astrophysique


L'inscription sur la Liste du patrimoine mondial de « l’œuvre architecturale de Le Corbusier, une contribution exceptionnelle au Mouvement Moderne », a été décidée par le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco réuni à Istanbul le 17 juillet dernier.

L’Unité d’Habitation de Marseille, également Cité Radieuse, fait partie, avec pour la région Provence Alpes Côte d’Azur le Cabanon de Roquebrune-Cap-Martin, des dix-sept sites choisis en Argentine, Belgique, France, Allemagne, Inde, Japon et Suisse.
François Botton, architecte en chef des monuments historiques et maître d’œuvre des études et travaux depuis 1999, nous présente ici la campagne des interventions sur les façades, toujours en cours, avec extrêmes précision et clarté, qui constituent une leçon sur les problématiques de conservation des bétons et les réponses apportées. Son témoignage, avec l'incendie de février 2012, manifeste aussi l'attachement inébranlable des habitants à ce village vertical.

La loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, adoptée définitivement par le Parlement, a été promulguée le 8 juillet 2016. Elle renforce la création et la diffusion artistiques, la production dans sa diversité, établit de nouvelles perspectives pour l’enseignement supérieur dans le domaine artistique, elle actualise la protection du patrimoine et renforce la promotion de l’architecture.
Le texte modernise en effet la protection du patrimoine et refonde le partenariat avec les collectivités territoriales, les citoyens et les associations qui agissent, aux côtés de l’État, pour la conservation et la mise en valeur du patrimoine.
Est créé un régime de protection des biens culturels menacés, pour permettre leur sauvegarde et éviter le trafic illégal.
Elle consacre pour la première fois dans notre droit national la gestion des biens classés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, en intégrant leur prise en compte dans l’élaboration des documents d’urbanisme.
Dans un souci de meilleure lisibilité et de meilleure appropriation de cette politique par tous, la loi rassemble sous une appellation unique de «sites patrimoniaux remarquables» les différents types d’espaces protégés relevant du code du patrimoine : secteurs sauvegardés, zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) et aires de valorisation de l’architecture et du patrimoine (AVAP).
Le texte prévoit également de mieux protéger les objets mobiliers monuments historiques qui forment des ensembles historiques cohérents (un numéro d'In Situ est consacré à la notion d’ensemble mobilier dans tous les domaines patrimoniaux, sa consultation se fait aisément en ligne, la LiP vous y renvoie) et institue une catégorie d’ensembles immobiliers, les «domaines nationaux».
Il permet également la modernisation des archives en les adaptant au numérique et protège les archives privées classées.
S’agissant de l’archéologie, la loi clarifie le rôle des acteurs et consolide les prérogatives de l’État, notamment en matière de maîtrise et d’expertise scientifique, dans le champ du préventif, et elle met en place un régime public de propriété des biens archéologiques pour l’avenir. Elle consacre, comme pour les monuments historiques, la notion d’ensembles mobiliers archéologiques cohérents, visant à diminuer le risque de dispersion des collections archéologiques.
Elle affirme une ambition nouvelle pour l’architecture, en rappelant l’enjeu de la qualité architecturale du cadre de vie des Français et en prévoyant une possibilité de dérogation encadrée aux règles d’urbanisme pour les projets de création architecturale. Cette créativité sera rendue possible notamment par la mise en place de zones d’expérimentation dédiées aux architectes.

Un troisième dossier vous est proposé, qui concerne le groupe épiscopal de Riez dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec la restauration et la mise en valeur du baptistère en 2015-2016.
Cette campagne de travaux, ultime opération du plan régional «patrimoine antique» initié en 1999, permet un retour passionnant sur cet évêché antique et offre une nouvelle histoire du monument, si renommé, en explicitant les choix de conservation et de présentation, issus d'une nouvelle attention archéologique et d'un réexamen documentaire.
édito
Marc Ceccaldi
Directeur régional des affaires culturelles de Provence Alpes Côte d’Azur
La restauration des facades de l’unité d’habitation Le Corbusier de Marseille
François Botton
Architecte du patrimoine, architecte en chef des monuments historiques
L’Unité d’Habitation de Marseille fut conçue par l’architecte Le Corbusier, suite à une commande de l’Etat Français en 1945, et construite entre 1947 et 1952. Elle constitue l’original d’une série de réalisations exprimant les théories architecturales et urbaines de l’architecte dans la période de reconstruction de l’après-guerre . Le programme de l’Unité de Marseille est le plus complet de la série, compte 330 logements pour 1600 habitants, et un ensemble d’équipements qui en font un « village vertical » : galerie marchande, bureaux, hôtel, jardin d’hiver, et sur le toit-terrasse : école maternelle, gymnase, piste de course, théâtre de plein air. 
Le groupe épiscopal antique de Riez (Alpes-de-Haute-Provence)
Nouvelle histoire du monument et choix de conservation/présentation

Philippe Borgard, Centre Camille Jullian, CNRS
Caroline Michel d’Annoville, Université Paris-Sorbonne
Fabienne Gallice, chercheur associé au CNRS
L’agglomération de Riez, rattachée au département des Alpes-de-Haute-Provence, s’est longtemps développée sur le seul piémont méridional d’une avancée du plateau de Valensole, la colline de Saint-Maxime, sur la rive droite du Colostre et en amont du confluent de ce cours d’eau avec le ruisseau de l’Auvestre.  
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